JACQUY BITCH

Haine

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Manic Depression Records (2003)

CD 11 titres

1.       Intro
2.       Death
3.       Nico
4.       1945
5.       Cimetière
6.       Asian
7.       Invocation
8.       Advance
9.       Nuage
10.     Divine
11.     Dérive

Crédits
Choeurs, performance – Nikita
Basse – JC
Guitare – Sweeper
Chant – Jacquy Bitch

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Ce qu’ils en disent :

Mr Bitch a sorti les crocs : en onze titres, il nous propose un condensé de batcave hardcore flirtant aussi bien avec l’indus métal que le death-rock bluesy. remaniant là d’anciennes compositions (« Advance », « Cimetière »), rappelant ici manson, trponem Pal ou Boost (« Invocation », « Intro », « Derive », « Asian »), voire les March Violets (« Divine ») ou même Jane’s Addiction (« Nico »), l’assemblage hétéroclite ne dépareille à aucun moment et se permet des surprises comme les riffs garage-death ashmarisés et le refain pop de « 1945 » ou le goth-rock façon Cult de « Nuage ». Revenant au chant extraverti qui faisait sa marque de fabrique par le passé, tout en lui opposant un style plus guttural, la personnalité derrière les compositions s’impose avec limpidité. Un album à mettre entre toutes les mains, bien que l’on puisse déplorer le faits que Jacquy et sa bande n’aient pas eu plus de moyens pour l’enregistrer.
Elegy n°32

Alors que le très bon violet Stigmata fait de plus en plus parler de lui dans les milieux gothiques autorisés il n’est que tant que, grâce au label Manic Depression Records, Jacquy Bitch refasse son apparition, lui qui avait repris à son compte à la fin de années 80 le son batcave anglais avec sa première incarnation, Neva. Plus rentre-dedans et mieux produit que le précédent Coram Jacquy bitch poursuit avec Haine dans une veine rock gothique. Pour preuve, il suffit d’écouter ses titres aussi enlevés qu’efficaces tels « Nico », « 1945 » et surtout le tubesque « Dérive » ou d’autres plus blafards et baroques (« Invocation » ou « Cimetière », une reprise de Neva). Mais il est certain que « Asian », « Nuage » ou « Divine » emporteront tout autant l’auditeur avec des arrangements un poil plus en finesse. Jacquy geint ou hurle comme un furieux, il a la haine et ça s’entend !
D-Side n°20

Plus de cinq ans après son premier album, le très moyen « Coram », l’aïeul de la batcave hexagonale fait un retour tonitruant avec un « Haine » largement plus puissant que son prédécesseur. Quelques boucles électro, des guitares plus massives et un son globalement plus corrosif donnent à ce disque un petit relent métal-indus qui accroche les oreilles et les tripes (Dérive). Efficaces à défaut d’être totalement novatrices, les nouvelles compositions du lutin nordiste semblent définitivement prendre la tangente de son passé avec Neva, même si l’ombre gothique plane toujours au-dessus d’un album emmené par les sempiternels baragouins faméliques de Bitch. Rageur, enfiévré, dépressif mais jamais larmoyant, « Haine » énumère presque cliniquement les visions schizophréniques et hallucinées de son créateur, nous gratifiant au passage d’un 1945 abrasif, d’un Cimetière moribond ou d’un Nuage déchirant. Avec ce disque plutôt réussi, on peut légitimement espérer que Jacquy Bitch bénéficie de la vogue néo-batcave engendrée depuis quelques années par Cinema Strange et autre Bloody Dead and Sexy, pour enfin attirer l’attention d’un public plus jeune vers une carrière des plus méritantes et qui semble avoir au final encore quelques belles années devant elle. C’est tout le malheur que l’on souhaite à ce vétéran de l’underground français, qui en solo comme avec Neva, se sera toujours retrouvé à contre-courant des modes et des styles.
Premonition – mars 2004 – Stéphane Leguay

Depuis le temps que j’entendais des rumeurs à ce sujet… Enfin le Jacky Bitch nouveau est arrivé ! Il aura fallu patienter mais l’attente en aura valu la peine. ‘Haine’ m’a tout d’abord rassuré, de nombreuses voix suggéraient que Jacky avaient changé de cap musicalement, s’orientant vers une voie plus métal… Il a certes évolué, d’une manière qui me semble positive, mais n’en a pas pour autant définitivement tourné le dos à ses racines. Il est certain que les guitares ont pris un ton plus agressif, ce qui rapproche la musique du deathrock, voir du glam, ou du métal-indus (‘Derive’), sentiment confirmé par les structures des morceaux ainsi que par le chant, lui aussi un brin plus virulent. On songe volontiers à Jane’s addiction, Cult, voir Treponem Pal, le tout soupoudré de batcave méchant. Cet aspect plus direct sied finalement fort bien à l’univers de l’artiste et se révèle une évolution somme toute très naturelle. Un peu moins folle (quoique) mais plus sombre et dense, la musique fait la part belle aux guitares lourdes enrichies de belles touches de clavier (l’orgue de ‘Cimetière’, les sonorités orientales de ‘1945’, sans oublier quelques bidouillages électroniques parfaitement intégrés). Aux côtés des nouvelles compositions, l’auditeur trouvera deux nouvelles versions d’anciennes chansons, ‘Cimetière’ et ‘Advance’ qui, ma fois, supportent assez bien ce relookage musclé. ‘Haine’ prouve en tous cas que Jacky Bitch n’a rien d’un ringard et que sa musique a su évoluer sans perdre le meilleur de son essence, un album à se procurer rapidement donc pour tous les amateurs.
Guts of darkness – Twilight

Le charismatique leader des regrettés NEVA revient sur le devant de la scène, un bout de temps après un Coram bon mais à la production beaucoup trop plate. Jacquy Bitch à la rage, et crache son venin à la face du monde sur ce Haine qui exprime un ras-le-bol explicite. Nouvelle sortie de l’excellent label français Manic Depression, cet album combine l’unique voix de Jacquy Bitch avec une musique remise au goût du jour. C’est d’ailleurs peut être ce qui étonnera le plus l’auditeur habitué aux sonorités dépouillées mais inimitables de Neva. Jacquy Bitch a pris un grand risque en se vendant au dieu modernité, et rien que pour ça, il mérite qu’on lui tire notre révérence. Tantôt orienté vers un electro-goth transpirant par ses pores du Violet Stigmata, tantôt proche d’un Ministry de par ses guitares, ce Haine couvre un champs de musiques absolument remarquable, avec pour seul et unique fil conducteur la voix type de sa tête pensante. Jacquy Bitch se risque également à revisiter de façon admirable des titres du passé, dont un Neva nouvelle version plutôt surprenant mais très réussi. Si on ne peut s’empêcher d’avoir un certain sentiment de nostalgie vis à vis de ce qu’a fait Jacquy Bitch par le passé, on ne peut que se réjouir du virage moderne pris par l’homme, qui choisit ainsi de ne pas s’enfermer dans un style, son style.
Obsküre

Jacquy Bitch est l’ancien leader du groupe Neva – groupe apparemment culte, que je ne connais absolument pas. Haine est le second album de son projet solo ; onze titres le composent, pour une durée approximative de quarante-cinq minutes. Le premier morceau – sobrement intitulé Intro – est assez déroutant, à l’opposé de ce à quoi je m’attendais, mais n’en demeure pas moins excellent, subtil mélange entre batcave et rock indus. Et l’album est en fait à l’image de cette Intro : « puissant », original, très inspiré, avec des mélodies et un chant qui ne peuvent que vous troter dans la tête un moment après écoute. Une voix féminine (Nikita) se greffe parfois sur les morceaux, en arrière-plan, leur donnant une légèreté, un je-ne-sais-quoi que je ne saurai exprimer. Haine est donc tout bonnement excellent, témoin d’une rencontre entre « batcave déjantée et rock industriel déchaîné » – je n’ai pas trouvé meilleure description que celle donnée sur le flyer. Je ne sais pas dans quelle mesure cet album est susceptible de plaire aux fans de Neva ; la seule chose que je sais, c’est que – quoiqu’il en soit – il serait fort dommage de ne pas l’écouter.
Scare culture

The most representative act of the French batcave scene returns with a new line-up and a rather versatile album. Haine goes indeed in many directions: from the typical death-rock we were used to hear with songs such as 1945 or Cimetière (and its dark haunting organ) towards more metal-orientated stuff (like the opening Death or Asian). Jacquy keep on exploring its own demons and serves us his usual tortured vocals (and this time he is helped by a new female vocalist. Not bad at all (though the production could have been better), Haine will for sure satisfy their fans.
Side line